Chronique webzine NEXTCLUES (extrait)

[...]Deux petites heures plus tôt c’est heliogabale qui est monté sur scène, ce qui n’avait pas dû se produire depuis un petit bout de temps malgré la sortie de Diving Rooms l’année dernière. On a retrouvé avec plaisir les parisiens qui ont marqué la scène noise française des années 90 à l’instar Kill The Thrill. Avec un line-up inchangé et une flopée de vieux morceaux, le quatuor porté par la guitare de Phillipe Tiphaine et une rythmique puissante toujours subtile, a livré un show impeccable de noise rock ciselé toujours classieux. On s’attend toujours à un dérapage, à un glissement de terrain, à une mauvaise chute, mais heliogabale ne fait que peu de fautes de goût. C’est à la fois formidable et dommage parce qu’on pense toujours à Oxbow, à Birthday Party ou à Lydia Lunch quand on a la chance de voir ou de revoir un concert d’heliogabale et que ces références sont marquées par une aura noire et dépravée que les parisiens remplacent par une forme de distance un peu théâtrale. Ce soir, c’est encore le cas mais malgré ce, le mélange de vieux morceaux et le plaisir de les revoir fait que l’on restera sur une impression positive. Sasha Andres se livre certes un peu moins, mais heliogabale, comme Kill The Thrill, a depuis longtemps atteint une forme de maturité qui les autorise à une certaine sobriété. D’autant plus qu’à la fin du show, le quatuor qui a visiblement pris du plaisir à jouer, nous sert Real Grin, morceaux splendide tiré de To Pee, missile noise en date de 1995 qui conclut un set impeccable. Il sera donc suivi par celui de Kill The Thrill. La programmation de ces deux groupes majeurs de la scène française a copieusement rempli la salle et d’ailleurs on ne peut que remercier Thierry de t-dt-b d’avoir rendu cette soirée possible.
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{Olivier}

Chronique webzine Slow End (extrait)

[...] et c’est au tour d’Heliogabale de monter sur scène… Très bien. Alors ça par contre, je ne sais pas si c’est en grande partie du à l’état de fatigue avancé qui m’a depuis quelques heures envahi, mais cela m’emmerde juste prodigieusement. Deux guitaristes jouent d’un jeu de scène bien coincé d’un côté et de l’autre d’une chanteuse qui se veut un clone raté de Björk et de Jarboe, une pointe de Cranberries en plus… Un batteur au vocabulaire rythmique palabreux… C’est trop chiant… Ca se veut dilater des atmosphères gentillement éthérées un poil gothosombres, de mon côté j’ai plus l’impression d’écouter de la musique new age, c’est ultra positif, presque mielleux, mon dieu…
Le reste de la salle semble beaucoup apprécier néanmoins, je remarque d’ailleurs qu’entre les 50 personnes présentes à l’ouverture des portes et la fréquentation d’occurence, ça s’est bien multiplié, la salle est désormais quasiment pleine… Bref tout ça est interminable, j’essaie de trouver un équilibre physique de sorte à pouvoir dormir debout, rien à faire… Le public les acclamera tellement qu’ils se décideront même à faire un ou deux titres de rappel, il est déjà très tard, on est en droit de se demander, entre le dernier metro qui commence gentiment à se profiler et le couvre-feu de rigueur, qu’est ce qu’il va rester à Kill the Thrill…
[...] – lien direct

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